Sardanapale

 

La mort de Sardanapale. Eugène Delacroix

 

Sardanapale

Laisse-moi t'offrir

Le sang

De mes pensées

Dépouillé de vérité

De toute sincérité

Ne te reste que magie

Je suis ta fée verte dissolue

Que tu dégustes

A la brune avancée

Du haut de ta couche cossue

 

Sardanapale

Tu me regardes

Sans convoitise

Et sans envie

Te peindre quelque fois

Une existence

Aux nuances denses et colorées

Gardant toujours demi-fermés

Tes yeux parfois très fatigués

Pour me cacher

Jalousement

Ton vrai visage si bien gardé

 

Sardanapale

Ton nom cruel

Me laisse sans peurs

et sans angoisses

Je reste comme droguée

Au souvenir d'un halo mystérieux

De fumée froide bleutée

Je ne suis qu'une vapeur passagère

A l'orée de tes longues nuits solitaires

Qui s'envole sans laisser trace

A la naissance de tes matins fugaces.

 

 

 



Article ajouté le 2009-03-22 , consulté 67 fois

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